Flavignerot : clôture du procès diocésain
en vue de la canonisation

L'assemblée lors de la cérémonie de clôture au Carmel Le samedi 25 août 2012, lors de la célébration des Vêpres dans la chapelle du Carmel de Flavignerot a eu lieu la clôture du procès « sur le miracle » pour la canonisation de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906), présidée par Monseigneur Roland Minnerath, archevêque du diocèse de Dijon.

 

Mgr Minnerath et le tribunal diocésain Les membres du tribunal (Monseigneur Ennio Apeciti de l’archidiocèse de Milan, comme juge délégué par l’archevêque, le chanoine Paul Chadeuf comme promoteur de justice et le père Yves Frot comme notaire) ont procédé à l’apposition des sceaux sur les volumineux dossiers qu’ils ont constitués afin de les présenter à Rome à la Congrégation pour la cause des saints. Ils ont chargé le Père Antoine de la Mère de Dieu ocd, Vice-postulateur de la cause, de les porter à qui de droit pour qu’ils soient examinés par une équipe d’experts, médecins et théologiens. Le Postulateur Général de l’Ordre, le Père Romano Gambalunga, était également présent.

Apposition du sceau sur les dossiers Ainsi se concluait une année d’enquête, sur le lieu même du miracle présumé de la guérison de Marie-Paul Stevens. En 2002 celle-ci avait entrepris un pèlerinage à Flavignerot pour remercier Elisabeth de la Trinité de l’avoir soutenue au cours de sa maladie (neuro-Sjøgren) alors qu’aucun traitement n’avait pu la soulager et qu’elle était promise à une mort prochaine. C’est là qu’elle avait été instantanément délivrée de toutes douleurs et que tous les dysfonctionnements de son organisme avaient cessé. Elle avait pu ensuite reprendre une vie entièrement normale.
Les membres du tribunal se sont rendus en Belgique pour plusieurs sessions d’interrogatoires de plus de quarante témoins dont de nombreux médecins. Tous déclarent leur étonnement devant cette guérison subite et disent aussi combien ils ont été touchés par le message d’Elisabeth de la Trinité.

Le vice-postulateur montre les lettres reçues lui donnant l'autorisation de porter les documents à Rome La petite assemblée présente pour la célébration ― dont Marie-Paul, venue avec quelques amis de Belgique, des membres de la famille Chevignard, descendants de Guite, sœur d’Elisabeth de la Trinité, et des amis du Carmel ― a pu mesurer l’ampleur et le sérieux du travail accompli. Elle a laissé éclater sa joie par le chant du Magnificat, rendant grâce à Dieu pour le don fait à son Eglise en la personne de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité.

"Il me semble qu'au Ciel, ma mission sera d'attirer les âmes en les aidant à sortir d'elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s'imprimer en elles, de les transformer en Lui-même."
Lettre 335