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C'est
toute la Trinité qui habite dans l'âme qui l'aime en vérité,
c'est-à-dire
en gardant sa parole !
[Dernière
retraite - onzième jour]
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Un
Mystère...
Ce
mystère, Élisabeth y pénètre en se mettant à l’écoute de la Parole
de Dieu, à l’écoute de Jésus qui vient le révéler
Il
vient révéler le mystère,
Livrer
tous les secrets du Père,
Mener
de clartés en clartés
Jusqu'au
sein de la Trinité.
[Poésies
– P 75, Noël 1901]
Et
quel est ce mystère ? Elisabeth nous le dit dans une de ses poésies :
Mère, en la Trinité le Père est la
substance,
Tout émane de Lui. Il opère toujours.
C'est en se contemplant dans sa divine essence
Qu'Il engendre son Verbe et fait naître
l'Amour.
[P
101 – pour le 15 juin 1906]
Le Mystère "des Trois", comme les appelle
affectueusement Élisabeth, c’est donc un Dieu unique en trois Personnes : le Père engendrant le Fils et faisant naître l’Amour.
La révélation d’un tel mystère n’est pas destinée à
rester un événement extérieur à qui la reçoit. En effet, la Trinité veut avoir société
avec nous "Il faut que je loge chez toi!" C'est mon Maître
qui m'exprime ce désir! Mon Maître qui veut habiter en moi, avec le Père
et son Esprit
d'amour, pour que, selon l'expression du disciple bien-aimé, j'aie
"société" avec Eux.
(Dernière
retraite – Seizième jour). Car "les Trois" rêvent...
…
en un profond silence
Dieu
se révèle à toi en sa toute-puissance,
Il
s'imprime en ton âme, Il se diffuse en toi,
II
te consomme en l'Un: c'est le rêve des Trois!...
[Poésie P 84 – 6 août 1902]
« être consommé en l’Un », cela fait
écho à la prière de Jésus : afin
que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux
aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé.
(évangile selon St Jean ch. 17, verset 21)
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Au
sein des Trois, baignés en la lumière,
Sous
les clartés de la Face de Dieu
Nous
pénétrons le secret du Mystère
Et
chaque jour paraît plus radieux!
Etre
Infini, Profondeur insondable,
Nous
communions à ta Divinité.
O
Trinité, ô Dieu, notre Immuable,
Nous
te voyons toi-même en ta clarté.
[P
80 – 15 juin 1902]
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...
et une vocation
Et ce rêve des Trois est une vocation pour Élisabeth qui se sent
appelée à demeurer au
sein des Trois qui demeurent en elle (car le sceau de la Trinité se pose
sur toute personne dès son baptême) afin d’être louange de la gloire
de la Sainte Trinité. Tel est bien le sens de la célèbre Prière à la
Trinité qu’elle note pour elle-même en novembre 1904 où elle demande à chaque
Personne divine de réaliser en elle la mission qui lui est propre afin de
réaliser cette vocation à laquelle elle se sent appelée.
Voilà comment j'entends être "de la
maison de Dieu": c'est en vivant au sein de la tranquille Trinité,
en mon abîme intérieur... (Dernière
retraite – Seizième jour).
Et
cet abîme intérieur qui l'établit au sein sein des Trois, Élisabeth doit y
demeurer par le silence et le recueillement ; car
la Trinité est silence comme Élisabeth le laisse entendre à sa sœur :
Qu'en l'âme de ma Guite se fasse un profond silence, écho de celui
qui se chante en la Trinité. (Lettre du 15 juin 1903). Et c’est
pourquoi la louange de la Trinité se dit dans un silence plein,
profond… Oui, c'est
la plus belle louange, puisque c'est celle qui se chante éternellement au
sein de la tranquille Trinité… ( Dernière retraite – huitième jour).
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C'était
la Trinité qui m'entrouvrait son Sein
Et
j'ai trouvé mon centre en l'Abîme divin !
On
ne me verra plus sur le bord du rivage,
Je
plonge en l'Infini, c'est là tout mon partage,
Mon
âme se repose en cette immensité
Et
vit avec ses Trois comme en l'éternité !
[Poésie
- P 115] |
Si
Élisabeth apporte de la nouveauté sur la Trinité, elle le fait en disant
simplement sa vie avec "les Trois", en leur sein. Par là
vivant au cœur de Dieu elle est au cœur du monde puisque le Dieu Trinité se
révèle tel à travers le drame du salut qu'il nous apporte. Elle rappelle
ainsi ce qu'est
l’identité chrétienne : nous allons à un Dieu qui est Père, par
son Fils dans son Esprit et qui rêve de vivre en société avec nous.
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Dis-moi
comment, dans la prière,
Dans
le silence et dans la foi,
On
demeure déjà sur terre
Face
à la vision des Trois.
[Poésie
- P
87] |