http://elisabeth-dijon.org
Le Carmel de Dijon  

Histoire     Figures du Carmel

Accueil

La Prière   ... chantée
La vie d'Elisabeth
Une époque
Ses écrits
Une vraie musicienne

La neuvaine

méditations

échos du Centenaire

Bibliographie 
Catalogue
Le pèlerinage
Le Carmel de Dijon
Courriel

Parole de la semaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Les carmélites espagnoles, fondatrices du Carmel en France

* les fondatrices du Carmel de Dijon

* Les sœurs ayant laissé une trace dans les notes personnelles d'Elisabeth

  

Les carmélites espagnoles, fondatrices du Carmel en France

 

Anne de Jésus

 

Anne de Jésus 1545 – 1621

Anne de Jésus est née à Medina del Campo en Vieille-Castille, le 25 novembre 1545, Anna de Lobera reçoit l'habit de la réforme des mains de sainte Thérèse le 1er août 1570. Elle fait profession à Avila le 22 octobre 1571. Prieure de Béas en 1575, elle fonde les carmels de Grenade (1582), Madrid (1586), Paris (1604), Pontoise et Dijon (1605), Bruxelles, Louvain et Mons (1607). Elle meurt à Bruxelles, le 4 mars 1621.

 

 

 

 

Anne de Saint Barthélémy

 

 

 

Anne de Saint Barthélémy

 Anne de Saint-Barthélemy (Garcia) est née le ler  octobre 1549 à Alemendral en Vieille-Castille. Elle entre au carmel d'Avila le 2 novembre 1568 et y fait ses vœux en qualité de soeur laie, le 15 août 1572. Elle accompagne sainte Thérèse dans toutes ses fondations, sauf celle de Séville où la maladie l'empêche de la suivre. Elle est l'infirmière, la secrétaire et la confidente de la sainte Mère durant les dernières années de sa vie. Elle est prieure de Pontoise en 1605, puis de Paris en octobre 1605 et de Tours entre 1608 et 1611. Passée à Mons en 1611, elle fonde le carmel d'Anvers où elle meurt le 7 juin 1626.

 

 

Béatrix de la Conception

Née à Arevalo et baptisée le 5 novembre 1569. Entre en 1592 au Carmel de Salamanque contre la volonté de son père. Elle fait profession le 14 septembre 1593.

Liée à Anne de Jésus par une profonde amitié, elle l’accompagne à Paris, à Pontoise (16 janvier 1605) , à Dijon (21 septembre 1605) et à Bruxelles. A la mort d’Anne de Jésus elle devient Prieure de Bruxelles. Elle travailla à la cause de béatification d’Anne de Jésus. Elle retourne en Espagne en 1630, à Salamanque. En 1633 elle est élue Prieure. Elle meurt en 1646

 

Isabelle des Anges

Isabel de los Angeles (Márquez Mexia) naquit le 5 février 1565 à Villacastin. Elle entra en 1589 avec une autre de ses sœurs, Beatriz de la Encarnacion, au Carmel de Salamanque, le plus pauvre de l'Ordre où la plupart des carmélites avaient connu Sainte Thérèse et Saint Jean de la Croix. Elles y firent profession le 30 août 1591. Le 10 octobre 1602, elle fut élue sous-prieure de Salamanque, et en 1604 la Mère Anne de Jésus la choisit pour l'accompagner en France. Après la fondation de Paris, elle participe à celles de Dijon (1605), Amiens (1606), Rouen (1609), Bordeaux (1610), Toulouse (1616), Limoges (1618). Là, malgré les tempêtes de 1620, elle demeura jusqu'à sa mort, qui advint le 14 octobre 1644. Ce fut l'unique espagnole qui demeura en France.

 

 

éléonore de Saint-Bernard

éléonore de Saint-Bernard est née à Liège en 1577. Elle fait profession à Loeches le 4 octobre 1598. En septembre 1605, elle est sous-prieure à Paris, puis accompagne Anne de Jésus à Bruxelles en janvier 1607. Prieure à Mons en 1608, elle participe à la fondation d'Anvers en 1612, fonde Malines en 1616, puis est de nouveau prieure à Mons en 1620. Elle fonde le monastère de Gand en 1622 où elle meurt en avril 1639.

 

Isabelle de Saint-Paul

Isabelle de Saint-Paul (de Chavaira) est née à Anvers, le 16 janvier 1560. Elle fait profession à Burgos le 23 mars 1590. Sous-prieure à Pontoise en 1605, elle en devient prieure en octobre de la même année. En octobre 1607, elle rejoint la mère Anne de Jésus en Flandre. Elle est prieure de Louvain (1607-1608), puis de Mons (16081614). Elle fonde les carmels de Tournai (1614), Valenciennes (1618). Elle est prieure de Louvain de 1619 à 1631. Elle y meurt le 6 mai 1641.

 

 

 

 

les fondatrices du Carmel de Dijon en 1605

 

 

Anne de Jésus (prieure)

Béatrix de la Conception (sous prieure)

Isabelle des Anges

 

Marie de la Trinité (novice)

Marie de la Trinité d'Hannivel, née à Paris le 7 août 1579, est la première professe du monastère de l'Incarnation. Comme elle parlait l'espagnol, elle accompagna Anne de Saint-Barthélemy à la fondation de Pontoise et Anne de Jésus à celle de Dijon, où elle prononça ses vœux le 1er  novembre 1605. En 1607, elle est prieure de Pontoise, puis fonde Rouen (1609), Caen (1616), Troyes (1620), Châtillon (1621), et un deuxième couvent à Troyes (1630). De nouveau à Dijon en 1638, elle retournera à Troyes, après un séjour à Rouen, pour y mourir le 6 mars 1647.

 

Françoise de la Croix (novice)

Françoise de la Croix (Charton) a été reçue à Pontoise le 3 mars 1638. Elle fait profession à Dijon le 18 janvier 1606 et y mourut le 3 mars 1638

 

Marie de Saint Albert (soeur converse)

Marie de Saint Albert fait profession en 1606 et accompagne Anne de Jésus aux fondations de Belgique. Puis elle retourne en France où elle participe aux fondations de la mère Marie de la Trinité (Sevin). Elle meurt au carmel d'Auch le 19 septembre 1634.

 

Thérèse de Jésus (postulante)

Thérèse de Jésus (Nicole Mercier) est née en 1581. Elle prend l'habit le 28 octobre 1605 et fait profession le 29 décembre 1606. Elle est prieure de Chalon (1611), de Dole (1616), de Besançon (1617­1632 et 1635-1646). Elle meurt à Besançon, le 9 septembre 1646.

 

Catherine des Anges (postulante)

Catherine des Anges participe aux fondations de Bordeaux, Toulouse et Lectoure, et meurt à Agen le 27 novembre 1652.

 

 

Première prieure française : 

Louise de Jésus

Louise de Jésus est née à Paris le 19 novembre 1569 (ou le 2 février 1570). Veuve de Guillaume Jourdain, elle prend l'habit du Carmel à Paris le 1er  novembre 1604. Elle fait profession à Pontoise, le 20 novembre 1605. En mars 1607, elle est prieure de Dijon. Elle fonde les carmels de Chalon (1610), Dole (1614) et Besançon (1616). Elle meurt à Dole le 29 février 1628.

 

 

 

Les sœurs ayant laissé une trace dans les notes personnelles d'Elisabeth

 

 

Anne de Jésus

 

Dans les notes d'Elisabeth

Dans une vie de la Mère Anne de Jésus

le noviciat du Carmel est un renouvellement, une reproduction de l'enfance de Jésus, puisqu'on y vient prendre le chemin du salut et y courir à la possession du. royaume éternel, sous les auspices de l'auguste Reine du ciel dont la virginité doublement féconde, après avoir donné le jour à son fils premier-né a encore engendré les novices à la vie du Carmel - Aussi si les novices cette nouvelle postérité de la bienheureuse Vierge Marie veulent apprendre les premiers éléments de la parole de Dieu dans l’école (sic) de la justice ou elles sont entrées, elles doivent comme des enfants nouvellement nés, raisonnables et sans malice, désirer abondamment le lait plein de douceur d'une mère si aimante.

(Vie de la V. Mère Anne de Jésus)

Un cantique composé par la Vénérable Anne de Jésus pour Noël

 

Paraissez ô Bien-Aimé !

Venez, nous vous donnerons notre cœur

Et vous en prendrez possession

 

Paraissez, ô Bien-Aimé  !

Quittez donc le sein de votre Mère                     

Descendez des hauteurs des cieux,

Que vous partagez avec votre Père

 

Paraissez : car sans nous nuire,

Personne ne nous donnera son cœur                      

Venez et vous en prendrez possession.

 

 

 

Madeleine de Saint Joseph

Madeleine de Fontaines-Marans, née à Paris le 17 mai 1578, entre au Carmel le 11 novembre 1604. Elle fait profession le 12 novembre 1605 entre les mains d'Anne de Saint Barthélémy, alors Prieure du couvent parisien. Celle-ci la nomme maîtresse des novices le lendemain. Elle est élue Prieure du Carmel de l'Incarnation le 20 avril 1608 pour deux triennats. De 1624 à 1635 elle est à nouveau Prieure. Elle fonde en 1617, rue Chapon, le deuxième couvent de Paris. Elle meurt dans le premier couvent le 30 avril 1637.

 

Dans les notes d'Elisabeth

la souffrance est chose si grande pourvu qu'elle soit por­tée fidèlement, que quand Dieu trouve un âme disposée à la recevoir, il renverserait plutôt le ciel et la terre que de la laisser manquer.         

 

 

 

Thérèse de Saint Augustin

 

 

 

 

Soeur Thérèse de Saint Augustin

Louise-Marie de France naît au Château de Versailles le 15 juillet 1737. Septième fille de Louis XV et de Marie Leczinska. Le 11 avril 1770 elle entre au Carmel de Saint Denis où elle prit l'habit le 10 septembre. Elle fit profession le 12 septembre 1771. Dès le lendemain elle fut nommée maîtresse des novices. En 1773 elle est élue Prieure. Charge à laquelle elle fut encore appelée en 1785. Elle mourut le 23 décembre 1787

 

 

 

 

 

 

Dans les notes d'Elisabeth

 

Pensées

"La cellule est un paradis ou (sic) la Carmélite trouve toujours son divin Epoux disposé à l'écouter et a (sic) lui répondre

 

Je porte la croix sur mon dos

Que je m'estime heureuse !

C'est un doux et léger fardeau.

A l'âme généreuse.

 

Je ne changerais pas d'état

Pour toute chose au monde;

Peut-on redouter le combat

Quand un Dieu nous seconde ?

 

Je ne soupire qu'après un amour qui me séparerait du monde si la Providence m'aplanissait les obstacles Vous avez agréez  mon sacrifice, et il ne me reste qu'à attendre le moment que vous avez marqué. Je l'attends o mon Dieu ! et c'est avec autant de soumission que d'empressement. Hâtez  ô mon Dieu, hâtez précipitez ce bienheureux  moment. Ne suis-je pas assez éprouvée (sic) ? Ne connaissez-vous pas assez à fond le vœu de mon cœur ? Après tant d'années de constance douterez vous de ma résolution ? M'avez-vous vu varier un seul instant ? Ne m'avez vous pas toujours aperçue  tournée vers la voix qui m’appelle, tendant à elle de toutes mes pensées, de tous mes désirs, de toutes mes forces, soupirant sans cesse après le bonheur de la suivre, fondant en larmes de me voir ainsi renvoyée d'année en année.

 

Je ne me suis rien déguisé : abaissements, pauvreté, austérités de toutes espèce, privations de toutes les sortes, solitude, délaissements, contradictions, humiliations, mépris, mauvais traitements. J'ai mis tout au pis - Rien ne m'a effrayé. J'ai comparé l'état de la princesse à l'état de Carmélite, et toujours j'ai prononcé que celui de Carmélite valait mieux et jamais ce jugement ne s'effacera de mon cœur 

Vous m'êtes témoin ô mon Dieu que si c'était là votre volonté mon cœur volerait bientôt au devant du saint asile que vous m'auriez choisi !

 

Mes jours se dissipent, mes années s'écoulent hélas  que me restera-t-il à donner à Dieu

Détachez  de plus en plus mon cœur de tous les biens qui pourraient le retenir ! Dieu qui commandez aux orages et aux tempêtes, apaisez les troubles intérieurs qui peuvent empêcher votre voix de se faire entendre toute seule au de­dans de moi: calmez s'il le faut jusqu'à mes espérances  anéantissez en moi jusqu'aux regrets - Remplissez mon âme de cette sérénité pure qui surpasse tout sentiment.

 

Prière 

 

Je vous recommande non seulement mon cœur pour y former toutes les vertus et toute la perfection de la règle, mais encore mon corps pour le mettre en état d'en soutenir les austérités, Qu'au milieu des douleurs, et des infirmités mon tempérament se fortifie, afin que sa faiblesse ne soit point un obstacle à ma vocation, quand par la miséricorde de Dieu, tous les autres obstacles seront levés.

 

Prière à Sainte Thérèse  

A mesure que mon cœur se meure de toutes les pensées de la terre il se remplira de celles de ma vocation et de celles du ciel. 0 ma bonne Mère dilatez, étendez dans mon âme toutes les vertus religieuses. Que dès à présent j'en pratique tout ce qui m’est possible. Donnez-moi des occasions fréquentes d'obéir, de me mortifier, de m'humilier, de me confondre avec mes inférieurs, de descendre au dessous d'eux, de fouler aux pieds le monde et ses vanités, de glorifier Dieu sans respect humain d'embrasser sans honte la croix de Jésus-Christ. de confesser hautement sa religion et son église, de renoncer à moi-même et à toutes mes affections, de goûter les contra­dictions, les délaissements, le défaut de toute consolation humaine, de sentir le froid, le chaud, la faim, la lassitude, de me dépouiller de ma propre volonté, de me résigner à celle de Dieu, de m'élever à Lui, de le prier, de converser avec lui, de l'aller visiter aux pieds des autels de participer à sa table d'entendre sa parole, d'assister à ses affres multipliez toutes les occasions pareilles je n'en perdrai pas une Que partout même dans les lieux les plus consacrés au monde je porte un cœur crucifié, un cœur de Carmélite. Que toutes mes pensées y soient dignes de Vous.

Soyez sans cesse à mes cotés ô ma sainte Mère ! pour me dire sans relâche :  Songez à votre vocation, il vous reste peu de temps: songez à former une Carmélite - C'est ainsi que pense c'est ainsi que parle, c'est ainsi qu'agit une Carmélite... Une carmélite ne penserait pas, ne dirait pas, ne ferait pas cela .... Ah qu'avec cette assistance j'espérerais  former en moi dès à présent au milieu même du monde une parfaite Carmélite à qui il ne manquerait plus que le cloître et l'habit. Daignez donc ma sainte Mère, si vous voulez encore me laissez (sic) dans le monde, daignez ne pas me perdre de vue un moment, veillez sur moi comme sur une de vos filles; soyez mon soutien, soyez ma sure (sic) garde, soyez mon conseil assidu –

 

Je vous recommande non seulement mon cœur pour y former toutes les vertus et toute la perfection de votre règle, mais encore mon corps pour le mettre en état d'en soutenir les austérités - Je ne demande pas une santé parfaite, je veux ô ma sainte Mère vous ressembler en tous points

Je veux ressembler à Jésus-Christ,  mon divin modèle et porter sa croix en mon cœur et en mon corps jusqu'à mon dernier soupir. Ou souffrir, ou mourir sera ma devise comme ce fut la votre. Mais qu'au milieu des douleurs et des infirmités mon tempéra­ment se fortifie, afin que ma faiblesse ne soit point un ob­stacle à ma vocation, quand par la miséricorde de Dieu, tous les autres seront levés –

 

 

 

Les carmélites de Compiègne

 

Les bienheureuses carmélites de Compiègne 

Les carmélites de Compiègne, apprenant les graves évènements de la Révolution française, firent le voeu de mourir martyres. Expulsées de leur monastère, emprisonnées, condamnées à mort pour leur fidélité à l'Eglise et à leurs voeux de religion, elles montèrent courageusement à l'échafaud le 17 juillet 1794 à Paris. Elles furent béatifiées en 1906 par le Pape Pie X

 

 

Dans les lettres d'Elisabeth

Comme la cérémonie [de béatification] de nos bienheureuses devait être belle, et comme aussi tu as dû rendre grâces au bon Dieu qui m'a conduite sur cette montagne du Carmel, en cet Ordre illustré par tant de saints et de martyrs. Oh! que je serais heureuse si mon Maître voulait aussi que je verse mon sang pour Lui! Mais ce que je Lui demande surtout, c'est ce martyre de l'amour qui a consumé ma sainte Mère Thérèse que l'église proclame « victime de charité »; et puisque la Vérité a dit que la plus grande preuve d'amour était de donner sa vie pour celui qu'on aime, je Lui donne la mienne; elle est à Lui depuis longtemps pour qu'Il en fasse ce qu'il Lui plaira, et si je ne suis pas martyre du sang, je veux l'être de l'amour ! ( l 287 à sa mère en 1906 )

 

 

 

Thérèse de l'Enfant Jésus

 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Thérèse Martin, née le 2 janvier 1873, entre au Carmel de Lisieux à l'âge de 15 ans et reçoit le nom de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Dans une vie apparemment tout ordinaire, elle se révé­lera «la plus grande sainte des temps modernes» (Pie X). Le 30 septembre 1897, elle meurt en murmurant: «Oh! je l'aime!... mon Dieu, je vous aime». Elle a 24 ans. Canonisée en 1925, elle est déclarée docteur de l'église en 1997 par le Pape Jean-Paul II

 

Dans les notes d'Elisabeth

Élisabeth connaissait bien l'Histoire d'une âme de Thérèse, dont elle a copié de très larges extraits. On retrouve aussi plusieurs copies de l'Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux.