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échos du Centenaire

Ouverture carmélitaine à Flavignerot

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Une semaine plus tard, la famille carmélitaine ouvrait le Centenaire au Carmel de Flavignerot.

Deux tentes dressées à l’entrée de la Chapelle quelques jours avant donnait aux lieux un petit air oriental. Il fallait bien prévoir en effet que l’édifice serait trop petit pour accueillir tous les amis de la Communauté qui viendrait s’unir à leur joie. Une retransmission sur écran pourrait donc permettre d’élargir « l’espace de notre tente ».

 

Carme et ami de la Communauté, Monseigneur Sleiman, archevêque de Bagdad, avait bien voulu venir présider cette rencontre carmélitaine. Répondant à l’invitation des carmélites, le Père Luis Aróstegui Gamboa, préposé général de l’Ordre du Carmel avait accepté de lancer l’année d’Elisabeth à Dijon. Etaient aussi présents Le Père Robert Paul, définiteur de langue française, le Provincial de Paris,

 le Père Didier-Marie Golay, le délégué du Provincial des Flandres, le Père Johannes et le Père Conrad De Meester auquel on doit les œuvres complètes d’Elisabeth. Monseigneur Gaidon, évêque émérite de Cahors, Le Père Touvet, vicaire général du diocèse, et de nombreux prêtres dijonnais se sont associés à l’action de grâce de la Communauté. Plus de 200 personnes sont montées sur la colline de Flavignerot en cette fin d’après-midi du 17 juin, qui était aussi la veille de la fête du Saint Sacrement…

 

Ouverture

  à Dijon

  à Flavignerot

La Route Chantante

Elisabeth de Dijon

Semaine du Centenaire

  * A Carlipa  

  * A Dijon - Flavignerot

      7 et 8 novembre      

      9 novembre

12 nov. - Messe télévisée

17-18-19 novembre

        Le récital

        Le colloque

Clôture du Centenaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Rien ne dit plus l’amour qui est au cœur de Dieu que l’Eucharistie » avait confié Elisabeth à l’abbé Chevignard, le beau-frère de sa soeur. A cet amour elle a voulu se livrer entièrement. Et, comme le soulignait le Père Luis, elle en a rayonné la joie à travers une amabilité qui ne s’est jamais démentie, même au plus fort de la souffrance.

 

La Prière d'intercession

 

R/ Dieu d’amour, entends notre prière ! 

 

1. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, passionnée pour ta gloire, livrant sa vie jusqu’au bout pour ses frères,

- et nous te prions pour l’église répandue sur toute la terre : que la passion de l’évangile rassemble toutes les forces dans l’amour et la confiance, et que naissent des vocations au service de ton peuple.

 

2. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, émerveillée de ton grand dessein d’amour sur le monde,

- et nous te prions pour que renaisse la paix en Irak, que s’affermisse la paix entre les peuples, la paix dans les familles, la paix au fond des cœurs.

 

3. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, attentive à ta Parole, recueillie en ta Présence, fascinée par ton Mystère,

- et nous te prions pour que, tout au long de cette année Centenaire, beaucoup découvrent avec elle, ton Visage, Dieu tout Amour, Dieu Trinité.

 

4. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, rayonnant ta joie au cœur de la souffrance, heureuse d’être identifiée à Jésus crucifiée,

-  et nous te prions pour ceux qui peinent et ne trouvent plus de sens à leur vie : que l’amitié des frères leur redonne courage et espérance.

 

5. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, qui rassemble notre famille carmélitaine et tant d’amis du Carmel autour de notre Père Général, pour accueillir ton amour et chanter ta louange,

- et nous te prions de nous renouveler dans la foi, car tu demeures en nous et au milieu de nous, à travers tout et pour toujours.

 

 

A l’issue de la célébration, nombreux furent ceux qui tinrent à dire leur gratitude pour la beauté de ce moment.

 

Pour un certain nombre les échanges amicaux se poursuivirent jusqu’à la projection du film « Sabeth ». Cette première fut privée, l’exiguïté des lieux ne permettant pas d’accueillir plus largement.

 

Mis en chantier depuis plus de deux ans, ce film n’est pas qu’une biographie d’Elisabeth. De conception moderne, il vient combler la distance qui existe encore entre Elisabeth et le grand public, surtout jeune. Il peut être un excellent instrument pour la pastorale et la catéchèse tout en échappant au style didactique. Il invite tout simplement à s’émerveiller de la beauté d’un regard, celui d’Elisabeth, qui au fil de sa vie n’a qu’un désir à travers lui : « Le » porter à

 tous. Les mots sont impuissants à dire la richesse d’une œuvre où les images se répondent les unes aux autres, où le texte lu – souvent les mots mêmes d’Elisabeth – devient prière, où l’émotion suscitée respecte cependant la liberté du spectateur pour se mettre au service de la mission d’Elisabeth : attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer en Lui-même. Tous les spectateurs se laissèrent envahir par la beauté de ce film, pour la plus grande joie de son réalisateur, le Père Massimo Manservigi et de tous ceux qui avaient contribué à sa réalisation.

L’année du centenaire est donc ouverte.

évènement pour l’église qui est à Dijon, événement pour l’Ordre du Carmel, ce centenaire est bien aussi un événement pour le monde, comme le disent les demandes de prière et les multiples témoignages de sympathie venus du monde entier. Enfin ce centenaire est aussi, bien sûr, un événement pour l’église universelle comme l’a souligné le Pape Benoît XVI dans un message envoyé au Père Général, en accordant à la famille carmélitaine et à tous les amis d’Elisabeth sa bénédiction apostolique.

Ce centenaire est donc un temps de grâce, c’est une occasion renouvelée d’accueillir le don que Dieu fait au monde en la personne de ceux qui osent risquer leur vie dans une unique réponse à son trop grand amour. Comme le remarque Monseigneur Cattenoz dans la préface qu’il donne au livre du Père Marie-Michel : Elisabeth de la Trinité, une soif d’infini : « Après Thérèse [Dieu] nous a donné Elisabeth de la Trinité, une jeune femme de la même trempe que Thérèse. Elle est longtemps restée dans l’ombre, mais depuis quelque temps voilà qu’elle se démène à son tour, elle semble même prendre le relais pour entraîner toute une génération à sa suite. »