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« Rien
ne dit plus l’amour qui est au cœur de Dieu que l’Eucharistie »
avait confié Elisabeth à l’abbé Chevignard, le beau-frère de sa soeur. A
cet amour elle a voulu se livrer entièrement. Et, comme le soulignait le
Père Luis, elle en a rayonné la joie à travers une amabilité qui ne
s’est jamais démentie, même au plus fort de la souffrance. |
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La Prière d'intercession
R/ Dieu d’amour, entends notre prière !
1. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth,
passionnée pour ta gloire, livrant sa vie jusqu’au bout pour ses frères,
- et nous te prions pour l’église répandue sur toute la
terre : que la passion de l’évangile rassemble toutes les forces dans
l’amour et la confiance, et que naissent des vocations au service de ton
peuple.
2. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth,
émerveillée de ton grand dessein d’amour sur le monde,
- et nous te prions pour que renaisse la paix en Irak,
que s’affermisse la paix entre les peuples, la paix dans les familles,
la paix au fond des cœurs.
3. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, attentive
à ta Parole, recueillie en ta Présence, fascinée par ton Mystère,
- et nous te prions pour que, tout au long de cette année
Centenaire, beaucoup découvrent avec elle, ton Visage, Dieu tout Amour,
Dieu Trinité.
4. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, rayonnant
ta joie au cœur de la souffrance, heureuse d’être identifiée à Jésus
crucifiée,
- et nous te prions pour ceux qui peinent et ne
trouvent plus de sens à leur vie : que l’amitié des frères leur redonne
courage et espérance.
5. Nous te bénissons, Seigneur, pour Élisabeth, qui
rassemble notre famille carmélitaine et tant d’amis du Carmel autour de
notre Père Général, pour accueillir ton amour et chanter ta louange,
- et nous te prions de nous renouveler dans la foi, car
tu demeures en nous et au milieu de nous, à travers tout et pour
toujours.

A l’issue de la célébration, nombreux
furent ceux qui tinrent à dire leur gratitude pour la
beauté de ce moment.
Pour un certain nombre les échanges amicaux se poursuivirent
jusqu’à la projection du film « Sabeth ». Cette première fut privée, l’exiguïté
des lieux ne permettant pas d’accueillir plus largement.

Mis en chantier depuis plus de deux ans, ce film n’est pas qu’une
biographie d’Elisabeth. De conception moderne, il vient combler la distance qui
existe encore entre Elisabeth et le grand public, surtout jeune. Il peut être un
excellent instrument pour la pastorale et la catéchèse tout en échappant au
style didactique. Il invite tout simplement à s’émerveiller de la beauté d’un
regard, celui d’Elisabeth, qui au fil de sa vie n’a qu’un désir à travers lui :
« Le » porter à
tous. Les mots sont impuissants à dire la richesse d’une œuvre
où les images se répondent les unes aux autres, où le texte lu – souvent les
mots mêmes d’Elisabeth – devient prière, où l’émotion suscitée respecte
cependant la liberté du spectateur pour se mettre au service de la mission
d’Elisabeth : attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à
Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux et de les garder en ce grand
silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer
en Lui-même. Tous les spectateurs se laissèrent envahir par la beauté de ce
film, pour la plus grande joie de son réalisateur, le Père Massimo Manservigi et
de tous ceux qui avaient contribué à sa réalisation.
L’année du centenaire est donc ouverte.
évènement pour l’église qui est à Dijon, événement pour l’Ordre
du Carmel, ce centenaire est bien aussi un événement pour le monde, comme le
disent les demandes de prière et les multiples témoignages de sympathie venus du
monde entier. Enfin ce centenaire est aussi, bien sûr, un événement pour
l’église universelle comme l’a souligné le Pape Benoît XVI dans un message
envoyé au Père Général, en accordant à la famille carmélitaine et à tous les
amis d’Elisabeth sa bénédiction apostolique.
Ce centenaire est donc un temps de grâce, c’est une occasion
renouvelée d’accueillir le don que Dieu fait au monde en la personne de ceux qui
osent risquer leur vie dans une unique réponse à son trop grand amour. Comme le
remarque Monseigneur Cattenoz dans la préface qu’il donne au livre du Père
Marie-Michel : Elisabeth de la Trinité, une soif d’infini : « Après Thérèse
[Dieu] nous a donné Elisabeth de la Trinité, une jeune femme de la même
trempe que Thérèse. Elle est longtemps restée dans l’ombre, mais depuis quelque
temps voilà qu’elle se démène à son tour, elle semble même prendre le relais
pour entraîner toute une génération à sa suite. »
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