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Dans ce nouveau cadre de vie, Élisabeth
est pleinement heureuse. Elle écrit à sa Mère :
Ma petite maman chérie,
Quel bonheur de venir un peu causer avec toi. Oh!
si tu savais combien je t'aime; il me semble que je ne te remercierai
jamais assez de m'avoir laissée entrer dans ce cher Carmel où je suis si
heureuse. C'est un peu à toi aussi que je dois mon bonheur, car tu sais
bien que si tu n'avais pas dit «oui» ta petite Sabeth serait restée près
de toi. Oh! ma petite mère, comme le bon Dieu t'aime, si tu voyais avec
quelle tendresse Il te regarde!...
Je t'embrasse, je te serre bien fort dans mes bras
comme avant. Si tu savais comme je t'aime et comme je te dis merci!
Ton Élisabeth
Heureuse d'être au Carmel, Élisabeth
aspire maintenant à en recevoir l'habit. Le 15 octobre,
en la fête de sainte Thérèse d'Avila, il lui fut dit
intérieurement qu'elle le revêtirait en la fête
prochaine de l'Immaculée Conception (8 décembre).
Un mois plus
tard, le Chapitre de la Communauté s'apprête à examiner son admission au
noviciat. A sa Prieure qui l'engage à beaucoup prier, Élisabeth répond :
Il est vrai, ma Mère, je suis bien imparfaite,
mais je crois que le bon Dieu veut me faire cette grâce ; quant à mes
sœurs, pourront-elles me la refuser ? Elles doivent m'aimer, je les aime
tant !
A
l'unanimité des voix, les sœurs admettent Élisabeth à la prise d'Habit. |