Jésus
proposa une autre parabole : " Le Royaume des Cieux est semblable
à un grain de sénevé qu'un homme a pris et semé dans son champ.
C'est bien la plus petite de toutes les graines, mais, quand il a poussé,
c'est la plus grande des plantes potagères, qui devient même un arbre,
au point que les oiseaux du ciel viennent s'abriter dans ses branches.
"
Evangile
selon Saint Matthieu 13, 31-32
Petite chronologie
générale d'un grand Ordre...
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Temps
et lieux
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évènements
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IXème
siècle avant Jésus-Christ, en Palestine
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Le Prophète
Elie
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fin du XIIème siècle,
au Mont Carmel
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Commencements
: des ermites se réunissent au Mont Carmel selon le modèle de la Laure
orientale.
Ils
dédient leur oratoire à la Vierge Marie et s'appellent
frères de
Notre Dame du Mont Carmel
Ils
prennent le prophète Elie comme inspirateur et retiennent sa double
devise :
"
Il est vivant le Dieu d'Israël en présence de qui je me tiens
" " Je brûle de zèle pour le Seigneur Dieu des armées
"
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XIIIème siècle
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vers
1209
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Le patriarche
Albert de Jérusalem
reconnaît la Règle des frères du Carmel
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8 juin 1245 -
1er octobre 1247
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La
Règle est approuvée
puis confirmée par le Pape
Innocent IV
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même
siècle, en Angleterre |
Saint Simon
Stock - don du scapulaire par la Vierge du Carmel |
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XIVème siècle
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Commencement
de l'Ordre du Carmel féminin, aux Pays-Bas puis en France.
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Bienheureux
Jean Soreth (Caen 1394 - Angers 1471
et
Françoise
d'Amboise 1427 - 1485
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1515
(Avila) - 1582 (Alba de Tormes), en Espagne
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Sainte
Thérèse de Jésus (d'Avila), docteur de l'Eglise,
réformant
le Carmel, elle fonde le Carmel thérésien |
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1542
- 1591, en Espagne
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Saint
Jean de la Croix, docteur de l'Eglise
co-réformateur/fondateur
du Carmel thérésien
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XVIIème
siècle
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1604,
en France
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Arrivée
de la Réforme carmélitaine à Paris
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1605,
en France |
Fondation
du Carmel de Dijon, troisième monastère de la Réforme thérésienne
en France |
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XVIIIème
siècle
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1792 |
Comme tous les religieux en France,
les carmélites et les carmes, interdits de voeux religieux depuis 1790,
sont chassés de leur monastère ou de leurs couvents |
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1794
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Les
carmélites de Compiègne sont guillotinées
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XIXème
siècle
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France
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Restauration
de l'Ordre |
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1873
- 1897, France
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Sainte
Thérèse de l'Enfant Jésus, docteur de l'Eglise |
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XXème
siècle |
1891
- 1942, Allemagne |
Sainte
Thérèse-Bénédicte
de la Croix (Edith Stein), martyre |
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1900
- 1920, Chili |
Sainte
Thérèse de Jésus ( de los Andes ) |
Lorsqu’elle
entre au Carmel le 2 août 1901, Élisabeth connaît déjà la
spiritualité carmélitaine qu’elle a rencontrée en lisant Thérèse d’Avila
- en particulier le Chemin de perfection – et dont elle a vécu tout
en étant encore hors des murs du Monastère. Ne prie-t-elle pas ainsi
Thérèse :


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Mais, vous le savez, toutes vos filles
Ne sont point derrière cette grille.
Daignez donc intercéder au Ciel
Pour les postulantes du Carmel.
(P 72 – 15 octobre 1899) |
Quelques
jours après son entrée à l’occasion d’un questionnaire
récréatif au noviciat elle donne ces
réponses :
D.
Quel est selon vous l'idéal de la sainteté? -R. Vivre
d'amour
D
Quel est le moyen le plus rapide pour y parvenir? -R. Se
faire toute petite, se livrer sans retour.
D
Quelle est la sainte que vous préférez et pourquoi? -R.Notre
sainte Mère Thérèse, parce qu'elle mourut d'amour.
D.
Quel point de la règle préférez-vous?
-R. Le
silence.
D.
Avez-vous de grands désirs du Ciel? -R. J'en
ai parfois la nostalgie, mais, sauf la vision, je le possède au plus
intime mon âme.
D
Quelles dispositions voudriez-vous avoir à la mort? -R. Je
voudrais mourir en aimant, et tomber ainsi dans les bras de celui que
j'aime.
D.
Un genre de martyre vous plairait-il davantage? -R. Je
les aime tous, surtout celui de l'amour.
Ce
questionnaire permet de se rendre compte non seulement de la
connaissance qu’a Élisabeth de la tradition du Carmel : la
Règle, Sainte Thérèse d’Avila, Sainte Thérèse de l’Enfant
Jésus ; mais aussi et surtout de la lumière qu’elle y
trouve : l’héritage du Carmel, c’est l’amour, un amour qui
rayonne l’amour de Dieu et l’amour du prochain.
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Aimer,
c'est être apostolique,
Zéler
l'honneur du Dieu vivant.
C'est
vraiment l'héritage antique
Que
nous laissait le grand voyant,
Recueilli
par sainte Thérèse
Qui
nous le léguait à son tour.
Le
Carmel devint la fournaise,
Le
foyer du divin Amour.
Nos
saints l'avaient si bien compris...
Comme
ils incendiaient les âmes!
Tout
en eux donnait Jésus-Christ
En
rayonnant ses vives flammes.
Mes
Sœurs, soyons en vérité
Apôtres
de la Charité.
(
P 94 – pour le 29 juillet 1905)
|
C’est
donc dans cette lumière qu’Élisabeth relit la tradition du Carmel
lorsqu’elle en parle à Germaine de Gemeaux, une jeune fille de ses
amies qui pense un moment entrer au Carmel, ou à un novice carme.
Elisabeth
: héritière
A
Germaine elle écrit :
Voilà
toute la vie du Carmel, vivre en Lui ; alors, tous les sacrifices, toutes
les immolations deviennent divins, l'âme à travers tout voit Celui
qu'elle aime et tout la porte à Lui: c'est un cœur à cœur continuel
! Vous voyez que déjà vous pouvez être carmélite par l'âme. Aimez le
silence, l'oraison, car c'est l'essence de la vie du Carmel. Demandez à
la Reine du Carmel, notre Mère, de vous apprendre à adorer Jésus dans
des recueillements profonds; elle aime tant ses filles du Carmel, son
ordre privilégié, et c'est elle notre première patronne.
Priez
aussi notre séraphique Mère sainte Thérèse, elle a tant aimé, elle
est morte d'amour ! Demandez-lui sa passion pour Dieu, pour les âmes,
car la carmélite doit être apostolique : toutes ses prières, tous ses
sacrifices tendent à cela ! Connaissez-vous saint Jean de la Croix ?
C'est notre Père, il a été si loin dans les profondeurs de la
Divinité! Avant lui, j'aurais dû vous parler de saint Elie, notre
premier Père, vous voyez que notre ordre est bien ancien puisqu'il
remonte jusqu'aux prophètes. Ah, je voudrais pouvoir chanter toutes ses
gloires !
|

«
Etre épouse », épouse du Carmel, c'est avoir le cœur brûlé d'élie,
le cœur transpercé de Thérèse, sa « véritable épouse », parce
qu'elle zèle son honneur (Notes
intimes n° 13) |
Aimons
notre Carmel, il est incomparable ! Quant à la Règle, ma petite
Germaine, vous verrez un jour comme elle est belle, vivez-en déjà
l'esprit ! ( L 136 – du 14
septembre 1902)
|
Voilà
la vie de la carmélite: c'est avant tout une contemplative, une autre
Madeleine que rien ne doit distraire de l'Unique nécessaire
( L 164 à Germaine de Gemeaux 20 mai 1903)
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Au
novice carme elle dit : 
Je
rends grâce à Celui qui a bien voulu nous unir si étroitement en Lui,
et le remercie de vous avoir saisi par sa
droite pour vous conduire sur la montagne du Carmel, tout
irradiée des rayons mêmes du Soleil de justice. C'est là, à la suite
de notre sainte Mère Thérèse et de tous nos saints, que nos deux
âmes, que le divin Maître a consommées en Lui, doivent se transformer
en cette louange de gloire dont
parle saint Paul.

«
Je brûle de zèle pour le Seigneur Dieu des armées », ce fut la
devise de tous nos saints; elle fit de notre sainte Mère une victime
de charité, comme nous le chantons dans son bel Office. Il
me semble que si le bon Dieu me laisse encore sur la terre, c'est pour
que je sois aussi cette victime d'amour, toute jalouse de son honneur.
Voulez-vous obtenir à votre sœur de réaliser pleinement ce programme
divin; comme vous, elle a un grand désir de devenir une sainte pour
donner toute gloire à son Maître adoré !
Saint
Paul, dont je lis beaucoup les magnifiques épîtres, dit que « Dieu
nous a élus en Lui avant la création, pour que nous soyons immaculés
et saints en sa présence, dans la charité ». Vivre en la présence de
Dieu, n'est-ce pas un héritage que saint élie a légué aux enfants du
Carmel, lui qui, dans l'ardeur de sa foi, s'écriait: « Il est vivant,
le Seigneur Dieu, en présence duquel je suis. » Si vous voulez, nos
âmes, franchissant l'espace, se retrouveront pour chanter à l'unisson
cette grande devise de notre Père; nous lui demanderons, le jour de sa
fête, ce don d'oraison qui est l'essence de la vie du Carmel, ce cœur
à cœur qui ne cesse jamais, parce que, quand on aime, on n'est plus à
soi, mais à l'objet aimé, et l'on vit plus en lui qu'en soi même.

Saint
Jean de la Croix, notre bienheureux Père, a écrit là-dessus des pages
divines, dans son Cantique et sa Vive
Flamme d'amour; ce cher livre fait la joie de mon âme, qui y
trouve une nourriture toute substantielle.

Je
pense avec bonheur que les portes du noviciat se sont ouvertes pour
vous, et je demande à la Reine du Carmel de vous donner le double
esprit de notre cher et saint Ordre: l'esprit d'oraison et de
pénitence; car, pour vivre continuellement en contact avec Dieu, il
faut être entièrement sacrifié et immolé.
Ayons l'ardeur de nos
saints pour la souffrance et, surtout, sachons prouver à Dieu notre
amour par la fidélité à notre sainte Règle; ayons pour elle une
sainte passion; si nous la gardons, elle nous gardera et fera de nous
des saints, c'est-à-dire des âmes telles que les voulait notre
séraphique Mère, pouvant servir à Dieu et à
son église.
(L
299 à un novice carme – vers le 17 juillet 1906)
Les
carmélites martyres de Compiègne seront béatifiées en 1906. Nous
sommes dans le contexte de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Elisabeth écrit dans une poésie en 1905 :
|
Aimer,
c'est rendre témoignage
A
notre Christ, à notre Roi;
Et
donner notre vie en gage
Pour
mieux affirmer notre foi.
Comme
nos seize Bienheureuses,
Puissions-nous
verser notre sang
Chantant
en nos âmes joyeuses
Un
hymne tout reconnaissant.
La
Vérité, parlant un jour
Dit
cette parole suprême
«La
plus grande preuve d'amour
C'est
mourir pour Celui qu'on aime.»
(P
94 - pour le 29 juillet 1905) |
Se
livrant à l’Amour, Elisabeth est devenue à son tour un maillon de la
Tradition qu’elle contribue à porter jusqu’à nous.
Elisabeth
: pierre de fondation
Très nombreux
sont les témoignages de tous ceux qui, à travers le monde, se sont
laissés
attirer par elle, sortant d’eux-mêmes pour adhérer à Dieu et
rester dans ce silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en
eux, de les transformer en Lui...

Ce
fut le cas de Sainte
Thérèse de Jésus (Teresinha de los Andes) – carmélite et première
sainte chilienne)
Je
lis Élisabeth de la Trinité. Elle m'enchante. Son âme est semblable
à la mienne. Bien qu'elle fût une sainte, je l'imiterai et je serai
sainte. Je veux vivre avec Jésus dans l'intime de mon âme. Je veux le
défendre contre ses ennemis. Je veux vivre une vie de ciel, comme le
dit Élisabeth, en étant une louange de gloire : 1) en vivant d'une vie
divine. En aimant Dieu d'un pur amour. En me livrant à lui sans
réserve. En vivant dans une communion intime avec l'époux de mon âme
; 2) en accomplissant en tout la volonté de Dieu. Comment? En
accomplissant à chaque instant mon devoir avec joie. Rien ne doit me
troubler. Tout doit être paix, comme est celle qui inonde les anges
dans le ciel ; 3) en vivant dans le silence, car ainsi l'Esprit Saint
tirera de moi des sons harmonieux et le Père, avec l'Esprit, formeront
en moi l'image du Verbe ; 4) en souffrant puisque le Christ a souffert
toute sa vie et qu'il fut louange de gloire de son Père. Je souffrirai
avec joie pour mes péchés et pour les pécheurs ; 5) en vivant une vie
de foi. En regardant tout du point de vue surnaturel. En reflétant le
Christ dans toutes mes actions, comme le ferait un miroir ; 6) en vivant
en continuelle action de grâces que nos pensées, nos désirs et nos
actes soient une perpétuelle action de grâces ; 7) en vivant une
continuelle adoration, comme le font les anges, répétant Sanctus,
sanctus, etc. Et puisque nous ne pouvons être constamment en prière,
renouveler, au moins avant chaque exercice, notre intention ; et ainsi
nous serons une louange de gloire et nous vivrons une vie de ciel. Bien
plus, nous devons nous encourager à avoir un zèle plus grand pour la
gloire divine.
( Thérèse de Jésus, des Andes – Journal, 15 juillet 1917)

Thérèse-Bénédicte
de la Croix (Edith Stein) a lu aussi Élisabeth. Si elle évoque sa spiritualité dans son
livre Prière de l'église, on retrouve la trace d'Élisabeth dans
la dernière "pièce récréative" intitulée Saint
Michel que
Thérèse-Bénédicte a écrite deux mois avant son arrestation
Le
thème central de la pièce tourne autour de la paix, une paix que l'on
ne peut atteindre que dans le profond du cœur. Le dialogue met en
scène Saint Michel qui présente les témoignages de saint Etienne de
Hongrie et de saint Alphonse de Ligori puis trois figures carmélitaines
: Élisabeth de la Trinité, sœur Myriam de Jésus Crucifié et saint
Jean de la Croix. Voici la réplique d'Élisabeth :
Connaissez-vous
la petite sœur qui dans son cœur
A
bâti un temple pour la Trinité
Et
ne voulait jamais quitter ce temple ?
Mais
pensez : « la maison du pain » était son nom !
Nous
portons la Trinité en notre cœur;
Lorsque
nous sommes nourris avec le pain vivant
Descendu
du ciel;
Notre
cœur est un avec le Sacré Cœur,
Le
vrai temple de la Sainte Trinité.
Savez-vous
où j'ai appris cette sagesse?
Je
la trouvai dans le cœur de notre Mère,
Le
cœur pur de la Vierge immaculée.
Car
ce cœur ne s'est jamais éloigné
Du
divin Cœur, le Cœur de son Enfant bien-aimé.
C'est
pourquoi il fut toujours un avec la Trinité
Et
reposa dans une paix inaltérable.
|
Demandons
cette force de l'amour qui brûlait dans le cœur de nos
bienheureuses afin que nous aussi soyons martyres de cet amour
comme notre sainte Mère Thérèse.
(L
324, vers le 10 octobre 1906 - à Germaine de Gemeaux) |
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